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   Chapitre 22: Ménage à trois...

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Auteur Sujet:
franc1 Envoyé 10/02/2005 à 10:01     Editer le post    Effacer le post     Sujet: Chapitre 22: Ménage à trois...
« Ah ! Si j’avais une fusée télécommandée, je monterais dedans et… je verrais les extraterrestres… » Yves Lequesne (Zipp, le chien extra-terrestre).

Salut les gars,

Alors ce soir, je préviens tout de suite notre ami Jacques que c’est pas la peine qu’il se lance dans la lecture de ce post parce que je vais évoquer une spécialité chère à son cœur mais détestable à ses oreilles : La charcuterie.
Cette précision apportée, je peux me lancer éperdument dans le bain sans crainte de représailles. J’affirme ici que si Jacques me tire les oreilles après çà, je crierais à l’injustice et demanderais réparation par l’envoie d’un opus de son choix.
Bon ! tout le monde est prêt ? OK ?! Alors je me lance.

En Octobre 1996, un courant jusqu’ici confidentiel sort la tête de l’eau : la guitare instrumentale. Attendez ! ne criez pas comme çà. Je sais , il y a belle lurette que des artistes, et non des moindres, pratiquent le genre. Notre groupe fétiche s’y était mis alors que les gens dont je vais parler n’étaient pas encore nés. Jeff Beck lui-même s’en fit une spécialité et bien d’autres guitaristes encore. Qui ne se souvient de Santana et de son méga tube ? Mais il faut bien l’avouer, sortir des morceaux instrumentaux n’était pas donné à tous le monde. Les producteurs n’étaient pas très chauds pour allouer des fonds à des individus s’escrimant comme des dératés sur leurs manches, uniquement pour leur faire plaisir. Il fallait que çà paie. Ce style, même si nous l’apprécions, était une denrée rare. Il fallait une pointure de renom pour décider les plus frileux à se lancer dans une entreprise de grande envergure. L’objectif ?: Que çà rapporte suffisamment pour que les esprits chagrins applaudissent des deux mains et surtout (mais oui !) que le public de masse accroche et découvre enfin les extraordinaires bienfaits de la guitare électrique lorsqu’elle est livrée à elle même. Il fallut que Satch, lui-même, se colle au projet pour que naisse un concept qui a, depuis, ameuté les foules : le G3.

La recette est simple. On prend trois gratteux parmi les plus doués et on organise un concert ou une tournée. Chaque guitariste fait 3 morceaux et puis ils explosent, à l’unisson, lors d’un jam final de haute volée.
Le système peut-être évolutif mais a toujours conservé un dénominateur commun depuis sa création : Joe Satriani.
Considéré depuis presque deux décennies comme l’un des maîtres de la guitare instrumentale, je ne vais pas perdre de temps à vous présenter cet artiste qui est surnommé : « l’extra-terrestre » dans le milieu. Ceux qui avaient, à une époque reculée, reçu la petite compil modestement intitulée « The Ultimate of… », savent de quoi je parle. Bien sûr, on a le droit de ne pas aimer mais faut quand même reconnaître que le lascard est pétri de talent.

Le 2 novembre 1996, un des premiers concerts du G3 est capturé et livré à la curée des aficionados de la 6 cordes. Le groupe est alors composé de Joe, Steve Vaî et d’Eric Johnson.
Le succès est immédiat et l’objectif est atteint. Le bouche à oreille fonctionne et des millions d ‘auditeurs se précipitent dans les bacs pour ce procurer l’opus qui sort en cd et en vidéo le même jour. C’est une révélation pour bon nombres qui considéraient le créneau instrumental comme réservé à quelques initiés.
Est-ce que c’est bon ? Affirmatif ! Personnellement, j’adore. Parce que la performance fait aussi partie du jeu et que quiconque émet le désir d’être scotché au fauteuil ne peut renier le talent des intervenants. Le visuel fait aussi partie du spectacle et voir des gens qui joue vite mais qui savent le faire est un régal. C’est pas parce qu’on joue vite qu’on a pas de feeling (voir Alvin Lee).
Eric Johnson, moins connu que les deux autres assesseurs est un acharné de la guitare. Plutôt inconnu du grand public, il est considéré comme un musicien de tout premier plan par ses collègues. Vous avez écoutez cet artiste dans notre célèbre (mais là encore confidentiel) « Guitar Speak » où il nous commettait le 3ème morceau « Western Flyer ». Il est irréprochable dans le G3. Mêlant pop, rock, blues et jazz, ce guitariste excelle dans les ballades épiques teintées blues-rock. Une référence qu’on ne peut bouder à notre niveau.

Quant à Steve Vaï, il est temps désormais de rétablir ici un certain nombre de choses.
J’entends depuis trop longtemps, à droite ou à gauche, des commentaires acerbes et dénués d’arguments valables sur cet artiste. « C’est nul », « C’est un shred », « Il a rien inventé » etc, etc… Il suffit pourtant que je fasse écouter, à l’aveugle et aux mêmes détracteurs, un morceau de Vaï lors d’une soirée sympa pour qu’ils crient au génie et à la beauté du morceau en quémandant, hors d’haleine : « Qui c’est ??? » Aahhh ! La moue est boudeuse quand ils découvrent le pot aux roses. Honteux de ce que j’appellerais du dénigrement d’influence. Là encore cependant, on a le droit de ne pas aimer. Quant à moi, sans être un fan acharné, je considère Steve Vaï comme un très grand.. Il est devenu, depuis la fin des heighties, une des références majeures en matière de metal instrumental. N’oublions pas sa participation au sein de « Whitesnake » et avec David Lee Roth dans les années 80.
A l’instar de Jeff Beck (eh oui ! J’ose la comparaison), il fait ce que bon lui semble. Au risque de rester confiner, lui aussi, dans une certaine confidentialité, il explore la musique sous toutes ses formes. C’est d’ailleurs avec Frank Zappa que cet individu a commencé réellement à s’illustrer. Ses compos ne sont certes pas toujours limpides mais le maître Jeff en a lui aussi dérouté plus d’un à l’époque (hein Tonton jacques ?). Et puis on est avec Steve Vaï, devant une incroyable démonstration de virtuosité qui laisse pantois. Même s’il adopte parfois des attitudes quelque peu exhibitionnistes, l’artiste est un très grand guitariste, capable (j’enfonce le clou) de beaucoup de finesse comme en atteste sa maîtrise du vibrato.

Le G3 est donc évolutif, comme je vous le disais plus haut. J’ai personnellement assisté à deux concerts à la fin des années 90. Outre Joe Satriani, le premier était composé de Michael Schenker (ex scorpions et autres) et de Patrick Rondat. Un délire malgré des conditions de son qui, je m’en souviens, étaient perfectibles. Le deuxième avec Uli Roth à la place de Rondat. Deuxième claque encore plus monumentale parce que si Rondat est un vrai shred, Roth est lui, très hardeux dans le bon sens du terme. Il m’en reste un souvenir impérissable.

Récemment, le G3 s’est reformé avec Satch et Vaï (devenu incontournable). En tierce personne sont intervenus Robert Fripp que je ne présenterais pas, Steve Morse (le « Little Wind » bonus du Réunion Live) sur lequel il nous faudra bien nous attarder un de ces jours et Yngwie Malmsteen (l’un des préférés de notre ami Jacques). Bon ! Malmsteen, c’est vraiment un style. Faut aimer. C’est le néo-classique à l’état pur. Je le dis tout de suite, c’est pas ma tasse de thé. Mais il a un côté attachant. Je me suis acheté le dvd de cette mouture sortie récemment. Il faut savoir qu’avec sa grande gueule et son extraordinaire sens de la virtuosité, ce gratteux était haïe par ces pairs depuis de nombreuses années. C’est tout à l’honneur de Satch et de Vaï (qui l’avait remplacé au sein d’ « Alcatraz » il fut un temps) d’avoir tenté de le réhabilité. Le Jam final est anthologique avec une version de « Little Wing » phénoménale. Yngwie est heureux comme un gamin de se retrouver au côté des deux monstres et il assure, dans son style, sa partie avec beaucoup d’application et même…un peu d’humour. Mais le clou de cet opus est sans contestation possible l’intervention de Steve Vaï, seul, avec une Ibanez triple manche qui nous sort un numéro comme je n’en avais jamais vu ni entendu.

Cette fois-ci, pas de travaux pratiques associés parce que je n’ai pas de graveur de dvd. Si vous voulez vous convaincre que ce post (un peu plus sérieux qu’à l’accoutumé) a sa raison d’être, il vous faudra faire la démarche de vous procurer ces documents auprès des revendeurs agréés. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils sont indispensables, mais si vous aimez la guitare et le spectaculaire, n’hésitez pas.

A plus.
:fb:

PS: C’était vraiment histoire de discuter un peu…



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:fb:
jacques Envoyé 12/02/2005 à 10:39     Editer le post    Effacer le post     Sujet: RE: Chapitre 22: Ménage à trois...
Salut les wishbonheurs

Malgré ton interdiction,François,j'ai lu ta prose,tu es un passionné,tes textes deviennent de plus en plus longs,bientôt,tu va nous écrire une encyclopédie en douze volumes que je lirai avec plaisir.
Tu persistes dans ton idée mais je ne t'en veux pas et tu n'auras pas de blâme,mais je ne crois pas que j'achèterai ce dvd car j'aurai peur d'avoir une poussée de choléstérol avec toute cette charcuterie.Encore une fois tes comparaisons sont hardies,mettre Jeff Beck avec ses gratteux,il fallait le faire,je vais quand même te punir,je vais te concocter un cd de compil de rock instrumental puisque tel est le sujet,mais sans mettre de charcuterie dedans juste de la bonne graisse blouseuse,celle qui ne tâche pas et ne fait pas grossir.Tu peux frémir d'avance car tu sais que ma vengeance sera terrible.Toujours au sujet de ce dvd,he les gars si vous voulez de la bonne gratte en live et pas besoin de s'y mettre à trois,un seul mais un bon suffit,je vous recommande chaudement,le double dvd de Led Zeppelin,le meilleur pour voir ce que c'est qu'un guitariste,un vrai,qui joue avec son âme sans esbrouffe,c'est une véritable leçon de gratte,effectivement je mets la barre vachement haute,mais vous êtes des connaisseurs et vous serez apprécier à ça juste valeur ce monument car c'est un monument dédié entièrement à sa majesté Guitare et en plus les autres musicos sont au même niveau,mais non je ne suis pas partial.Et quand vous aurez été repu,je vous conseille pour digérer,le Irish Tour de notre ami Rory ou bien le EL Mocambo de Stevie Ray pour avoir une idée de ce qu'est le blues quand il est joué par des dieux.
Cher François,tu cites Uli Roth,un très bon qui est tombé dans la marmite Jimi Hendrix quand il était petit et qui reste le plus atteint,je possède quelques disques de ce garçon,il y a des éclairs de génie mais dès fois il aurait dû arrèter de fumer la moquette car c'est psychadélique mais tendance psy.
Evidemment la compile sera envoyée aux autres allumés de ce forum,c'est juste préventif,une piqure de rappel,pour éviter le choréstérol suite à l'écoute répétée de charcuterie shred.

Sans rancune et bon week end.

M'enfin,François,tu croyais que j'allais laissé passer ça.

:jlut:
franc1 Envoyé 12/02/2005 à 11:33     Editer le post    Effacer le post     Sujet: RE: Chapitre 22: Ménage à trois...

Ah jacquot mon garçon! Quel bonheur de t'avoir comme pote de zique.
Evidemment, ce post était un peu prococ et je n'avais pas de doute sur ta réponse. Cependant, la musique est affaire de période. Je ne peux pas mater ce DVD tous les jours et il y a même des chances pour qu'il s'empoussière. Ceci dit, il n'est pas question de mourir idiot et ce genre d'exercice fait parti de la zique d'aujourd'hui. Et puis le spectacle, çà compte aussi.
Pour en revenir à Led Zep, tu as bien sûr raison. Un pote m'a prêté de dvd il y a quelques semaines et j'ai regretté de ne pas pouvoir le graver. C'en est presque surréaliste de feeling et de virtuosité. Idem pour Rory dont je possède un concert (à Korn, je crois) qui est monumental de ressenti et de prise de risque.
Pour en revenir à ce que tu disais, le pied, c'est quand tu sens la sueur du guitariste qui commence presque à sourdre de l'écran et des enceintes.A cet égard, le concert de "Ten years after" au marquee club est un monument.
De l'urgence, de la témérité et une sensibilité affichée valent bien mieux que les doigts les plus rapides du monde.

Merci Jacques d'être avec nous dans ce forum.
:fb:

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